Infogérance au forfait ou dépannage à la demande : comment trancher

Le forfait achète une disponibilité et de la prévention, le dépannage achète des heures de réparation. Le seuil de bascule se calcule en une division ; le reste de la décision ne tient pas au prix, mais à l'arrêt d'activité que vous pouvez supporter.

Un ordinateur à l'écran fissuré sur un établi, à côté d'une caisse à outils rouge.

L’essentiel

  • Le forfait se facture par utilisateur et par mois, le dépannage à l'heure consommée : ce ne sont pas deux prix pour le même service.
  • Le seuil de bascule se calcule en une division : montant mensuel du forfait divisé par votre taux horaire réel.
  • Le dépannage refacture le diagnostic à chaque fois, parce que personne ne connaît le parc entre deux interventions.
  • Un forfait ne couvre pas les projets : migration, renouvellement de parc et ouverture de site restent des devis distincts.
  • En dessous de cinq personnes, sans serveur ni contrainte réglementaire, le dépannage reste souvent le choix rationnel.
Sommaire de l’article

Payer un forfait tous les mois alors que « l'informatique marche », ou payer seulement quand quelque chose casse : c'est la première question que se pose une petite entreprise. Le calcul est plus simple qu'on ne le croit, et il ne dit pas tout.

Quelle différence entre un forfait et une intervention à la demande ?

Ce qui est acheté n'est pas le même. Un forfait d'infogérance achète un travail continu qui se voit peu : supervision, correctifs, vérification des sauvegardes, gestion des accès, arrivées et départs. Une intervention à la demande achète des heures de réparation, après la panne.

Ce que chaque modèle achète vraiment

Forfait mensuel

  • Supervision et correctifs en continu
  • Montant prévisible, par utilisateur
  • Le prestataire gagne quand rien ne casse
  • Projets hors forfait

Dépannage à l'heure

  • Rien à payer les mois calmes
  • Diagnostic refacturé à chaque appel
  • Intervention quand un créneau se libère
  • Personne ne regarde le parc entre deux pannes

Il existe une forme intermédiaire, le crédit d'heures acheté d'avance. Elle règle la question du tarif, jamais celle de la prévention : les heures décomptées restent des heures de réparation.

À partir de combien d'heures le forfait devient-il moins cher ?

Faites la division, elle prend dix secondes. Montant mensuel du forfait divisé par votre taux horaire de dépannage réel, celui de vos dernières factures. Le résultat est le nombre d'heures mensuelles au-delà duquel le forfait coûte moins cher.

Le calcul du seuil de bascule
  1. Prenez le forfait mensuel Exemple : 20 utilisateurs au forfait Basic de CWAM, soit 999,80 € par mois.
  2. Prenez votre taux horaire réel Celui de vos factures, déplacements et majorations compris.
  3. Divisez le premier par le second Vous obtenez le nombre d'heures de dépannage par mois au-delà duquel le forfait est moins cher.
  4. Comparez à vos douze derniers mois Le total réellement facturé, pas l'estimation de mémoire.

Ce calcul a une limite qu'il faut connaître : il compare le prix de deux choses différentes. Les heures de dépannage ne comprennent ni la supervision, ni les correctifs déployés la nuit, ni les tests de restauration. Le seuil dit à partir de quand le forfait est moins cher à panne égale, et rien de plus. Le détail de ce que recouvrent les forfaits est dans notre article sur le prix de l'infogérance.

Ce que le dépannage coûte sans apparaître sur la facture

Trois coûts, dont deux ne figurent sur aucune ligne. Ils expliquent pourquoi la comparaison au taux horaire donne souvent un résultat trompeur.

Les trois coûts cachés du dépannage
1
Le diagnostic, refacturé à chaque fois : un intervenant qui découvre le parc commence par comprendre avant de réparer.
2
L'arrêt d'activité : heures d'arrêt multipliées par le coût des personnes empêchées de travailler.
3
L'incitation à l'envers : payé à l'heure, un prestataire gagne de l'argent quand une panne survient.

Le forfait crée sa propre incitation, qu'il faut regarder en face : le prestataire gagne aussi à en faire le moins possible. C'est pourquoi le périmètre doit être écrit, et pourquoi un forfait sans liste de ce qui est couvert ne vaut pas mieux qu'un taux horaire. Notre grille de lecture des contrats d'infogérance aide à le vérifier.

Ce qu'un forfait d'infogérance ne règle pas

Il ne couvre pas les projets, il ne remplace pas une décision interne, et mal dimensionné il fait payer de la capacité inutilisée.

Les projets sortent du forfait chez tous les prestataires de services managés : migration de messagerie, renouvellement d'un parc, ouverture d'un site, refonte du réseau. Ce sont des travaux bornés dans le temps, chiffrés à part.

Le forfait ne supprime pas non plus le besoin d'un interlocuteur interne qui arbitre les priorités et décide qui a accès à quoi. La question de savoir jusqu'où déléguer est traitée dans infogérance ou recrutement.

Quel modèle pour quelle situation ?

Cinq critères suffisent, et le prix n'est que le dernier.

CritèrePenche vers le dépannagePenche vers le forfait
Effectifmoins de 5 personnesà partir d'une dizaine
Infrastructureaucun serveur, tout en ligneserveur, NAS, plusieurs sites
Contrainte réglementaireaucune identifiéeNIS2, données sensibles, exigences d'un client
Tolérance à l'arrêtdeux jours acceptablesune demi-journée coûte cher
Budgetdépense rare mais imprévisiblemontant prévisible exigé

Les entreprises qui hésitent vraiment cochent souvent le dépannage sur l'effectif et le forfait sur la contrainte réglementaire. Dans ce cas, c'est la contrainte qui tranche, parce qu'elle ne se rattrape pas après coup. Voir NIS2 et RGPD et prestataire informatique.

Questions fréquentes

Le forfait couvre-t-il un nombre d'interventions illimité ?

Chez CWAM, le forfait couvre l'exploitation courante sans compteur d'heures : supervision, correctifs, support, gestion des accès, incidents du quotidien. Les projets font l'objet d'un devis distinct. Un contrat qui promet « tout illimité » sans écrire ce qui est exclu reporte la question sur l'interprétation.

Peut-on commencer au dépannage puis basculer au forfait ?

Oui, et c'est un chemin fréquent. La bascule demande un état des lieux du parc, parce qu'un forfait se dimensionne sur ce qui existe réellement.

Que se passe-t-il si un incident majeur tombe le premier mois ?

Il est traité au titre du forfait, comme les autres. C'est le risque assumé par le prestataire : il mutualise sur la durée. Juger un forfait sur un mois isolé n'a pas de sens.

Le dépannage est-il compatible avec NIS2 ou le RGPD ?

Rien ne l'interdit, mais il rend la preuve difficile. Un modèle où personne ne regarde le parc entre deux pannes produit rarement les journaux, les tests de restauration et les revues d'accès qu'un contrôle demande.

Sources et ressources officielles

CWAM peut s’en occuper

Article de la rédaction CWAM, prestataire informatique des TPE et PME. Publié le , mis à jour le . Qui sommes-nous

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